Les Accusées

création en cours…

Le Projet : Antigone et Médée sont appelées à la barre…

À travers deux personnages emblématiques de la tragédie Grecque, deux comédiennes s’emparent de la parole des femmes dans le théâtre Antique.
Elles proposent aux spectateurs de se prêter à un jeu de rôle : reconstituer un procès où le public tiendra le rôle de jurés.
Elles seront procureure et avocate de la défense.
Afin que chacun puisse comprendre les enjeux des personnages, un bref résumé des pièces sera effectué par les comédiennes sous forme de théâtre d’objet.
Vient le temps du procès : rappels des faits, chefs d’accusations, plaidoiries de chacune des parties … Les jurés (le public) rendent leur verdict.
À travers leurs actes, leurs paroles, quels questionnements nous renvoient Antigone et Médée ? Quels parallèles pouvons-nous faire avec notre société actuelle ?

Avec « Les Accusées » (en cours de création), les 3 812 décortiquent la parole des femmes dans la tragédie Grecque par le biais d’un procès fictif et participatif. À travers deux figures emblématiques : Antigone et Médée. Que se passe-t-il lorsque notre place n’est pas reconnue ? Lorsque notre parole n’est pas entendue ? Quels choix, quelles alternatives, la société grecque laisse à ces femmes ? Et aujourd’hui que nous propose la société quand nous ne correspondons pas aux modèles érigés en exemple par celle-ci ? Est-il possible d’imaginer une société ou la parole de chacun et l’expérience de tous serait réellement prise en compte ?

Pour eux la parole est un outil de libération et l’art un moyen de dénoncer les inégalités, qu’elles soient sociales, raciales ou de genre.
Ils s’interrogent plus particulièrement sur la parole des femmes, et la place qu’on leur donne, hier comme aujourd’hui.
Ça vous semble banal et légèrement à la mode ce genre de propos ?
Et bien tant mieux ! Il est temps que le monde s’empare de cette question. Il est temps, pour citer Virginie Despentes, de mordre ou de parler.
Il est temps de démontrer que le combat pour la place des femmes est un combat qui vise avant tout à faire progresser l’humanité.
Ce n’est pas un combat de femmes contre les hommes. Mais un combat pour la fraternité. Un combat pour la sororité.
Et quand on ne veut pas mordre, on parle, on crée, on dénonce, on suggère, on relève, on joue…


Entre mordre ou parler ils ont choisi.
Certains sont faits pour mordre
Certains sont faits pour créer
Mais c’est bien du même combat dont il est question – l’urgence de rassembler.